On les a invités à bord parce que leurs équipes, gonflées à 200% à l’enthousiasme, les mains souvent dans l’eau glacée, et les pieds plus souvent dans la boue que sous un bureau, nous rappellent que nous ne pouvons pas vivre déconnectés de nos racines. Et que si notre planète nous nourrit avec générosité, il est temps de se mettre à faire preuve de la même bienveillance en retour !

INRAE, c’est l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Rapprochement de l’INRA (agronomie) et l’IRSTEA (environnement et agriculture), INRAE atteint une masse critique qui mutualise les infrastructures de recherche, pour certaines uniques en Europe.

Et comme nous le chuchote la palette de thèmes portés par ce nom, voilà des équipes de chercheurs qui ont de beaux défis à relever, encore accentués par le changement global : sécurité alimentaire, anticipation des risques, transition des agricultures, préservation des ressources naturelles, restauration de la biodiversité, et même plus globalement atténuation du changement climatique et simultanément, adaptation à ses effets… ben ça va faire des grosses journées !

Crédits photographiques: INRAE

Et au milieu coule
une rivière… ou pas.

Les équipes qui vous accueillent ici sont celles de l’unité RiverLy, du Centre INRAE Lyon-Grenoble Auvergne-Rhône-Alpes. Et au milieu coule une ‘river’, comme son nom l’indique : cette chouette bande aux yeux qui pétillent (et aux mains parfois un peu râpées !) est une unité de recherche et de développement sur le fonctionnement des hydrosystèmes.

Hydrosystème ? L’eau (aussi bien courante que stagnante), et tous les milieux aquatiques et semi-aquatiques associés, à la fois en surface et sous terre (nappes phréatiques), ainsi que les interactions entre tous ces éléments, dans un secteur géographique donné : une bonne façon de se souvenir que quand on touche à un aspect, on en influence beaucoup d’autres en cascade, qui engendrent à leur tour des effets ou des rétroactions… Un système complet, quoi !

Cette approche « en système », destinée à vraiment comprendre le fonctionnement et la dynamique d’un site, induit un travail qui doit souvent couvrir, par ricochet, un très large éventail d’échelles d’observation, du tout petit-petit au trop grand pour ‘se le faire à pied’ ! Aussi bien au niveau de l’organisation du vivant (de la simple cellule jusqu’aux communautés d’animaux et/ou de végétaux), qu’au niveau géographique (des microsites jusqu’aux grands bassins versants).

La mission des équipes RiverLy est triple :

1 – évaluer et prédire les conséquences des activités humaines et du changement climatique,

2 – hiérarchiser les actions à entreprendre pour restaurer et conserver cet environnement aquatique,

3 – anticiper les risques accentués ou émergents pour les prochaines décennies.

Un petit tour ici pour creuser les sujets ?…

La recherche, côté grand air !

Dans tous les cas, ces missions passent par une vision lucide de ce qui se passe vraiment sur le terrain. Vous ne les verrez jamais enfermés bien longtemps dans un laboratoire ! Des étangs aux torrents, bronzant (activement !) au soleil ou laissant leurs traces dans la neige, voilà les scientifiques tout-terrain par excellence !

Avec l’énergie et la débrouillardise qui vont avec : on a besoin d’un nouvel outil qui n’existe pas ? On se le bricole avec les moyens du bord !

Allez à leur rencontre à l’intérieur de leur cabine… qu’ils vous racontent ce qu’on peut faire avec une grille de barbecue ou un séchoir à linge ! Si McGyver avait vécu en France, il aurait travaillé dans cette équipe de passionnés inspirés… et en plus, du coup, il aurait eu le teint halé par le soleil et les éléments !

Ils nous ont fait l’amitié d’un teaser sur leur venue à « DEMAIN, MAIS EN MIEUX ! », sur lequel vous pourrez découvrir de belles images de leurs expéditions sur le terrain: c’est par ici !

Inspirez… c’est INRAE ! 

Retrouvez leurs expéditions au jour le jour sur leur page Twitter !


Crédits photographiques: INRAE

Envie de les rencontrer ?