A bord du « DEMAIN, MAIS EN MIEUX ! », on a eu le coup de cœur pour cette petite équipe aux graaaandes idées, puisqu’elle ne promet rien de moins que… de créer l’industrie du futur !


Au moment où plusieurs mois de pénuries, sur pas mal de choses essentielles, nous ont rappelé l’urgence de relocaliser nos usines, il va falloir justement se poser la question de l’attractivité de ces dernières, pour les jeunes générations. Produire ce dont tout le monde a besoin, c’est un beau métier… si on sait réinventer la façon dont il est mené au pied des chaînes de production, et dans les bureaux !


Et si les métiers de l’industrie étaient en train de devenir carrément… branchés ?

Crédits photographiques: La Ruche Industrielle

Ensemble,
on va plus loin…
et finalement, plus vite

Initiative pas banale, La Ruche Industrielle est une association loi 1901, créée par plusieurs industriels régionaux, de tailles et secteurs différents (parmi lesquels de belles pointures comme Renault Trucks/Volvo, Bosch, Aldes, SNCF…) qui ont décidé de faire pétiller ensemble leurs belles énergies, aux côtés de la Métropole de Lyon et d’une grande école, l’INSA, également présente à bord du vaisseau.

Comme son nom le proclame, La Ruche se veut un lieu ressource où les entreprises industrielles, de la PME au grand groupe en passant par l’ETI, viennent partager expériences et compétences. Le miel mitonné en commun, ici, peut prendre la forme de projets de transformation technologique, mais aussi humaine, ou d’organisation. Parce que transversale par nature, La Ruche ouvre des canaux de communication entre entreprises, mais aussi décloisonne les silos existants entre les services dans les entreprises. Parfois, c’est pour résoudre un problème qui agace (ici ils parlent d’irritants). D’autres fois c’est pour catalyser des projets innovants.

Mais alors, qui sont les abeilles qui animent La Ruche ? Oh, une petite équipe légère : 5 personnes, mais boostées à la dopamine. Et avec à leur disposition plus de 1 000 mètres carrés, sur le site USIN à Vénissieux, et des moyens pour tester le plus possible de choses en grandeur nature : avec les « équipiers projets » des entreprises adhérentes, ils ont recréé une mini-usine pour tester différents outils de supervision numérique, et en particulier apprendre à connecter des équipements industriels hétérogènes (machines, automates, capteurs…) de génération et de marques différentes.

Et puis, de l’humain, de l’humain, le plus possible ! Lorsque la crise sanitaire a éclaté, de nombreux industriels de la région lyonnaise se sont demandés comment aider et interagir utilement. Au sein de La Ruche, ils ont pu coordonner très rapidement les besoins (hôpitaux, Région…), et les producteurs capables de fabriquer des pièces en rupture de stock.

Découvrez les projets en cours…

Parce qu’aucun ouvrier ne peut connaître par cœur
les notices de milliers de produits

Avec la présence de plus en plus importante de l’électronique dans tous les produits qui sortent des usines, la moindre production devient de plus en plus pointue, spécifique, personnalisée aux besoins d’un client précis : la ligne de production s’adapte en temps réel. Sur un produit qui parait aussi standard qu’un moteur de camion, existent par exemple plusieurs milliers de variantes !

Dès lors, il est rigoureusement impossible pour un ouvrier, quand il voit passer un moteur donné sur la chaîne, d’en avoir en mémoire toutes les subtilités. L’expérience métier ne suffit plus, il faut un accès permanent à des cahiers de spécifications volumineux, et en perpétuel changement ! Pour soulager ce stress, l’idéal serait… de rapatrier l’information technique (la bonne et seulement la bonne) en temps réel vers la chaîne d’assemblage.

Le très beau système présenté au sein du vaisseau permet de relier les mondes du bureau d’études et de la production, en temps réel : un dispositif identifie la référence précise du modèle en cours d’assemblage, et superpose ensuite à la vue réelle les instructions d’intervention adéquates, en réalité augmentée, via un smartphone, une tablette ou même des lunettes.

Et si « Demain, mais en Mieux ! » commençait autant dans les usines que dans les labos ?…

Crédits photographiques: La Ruche Industrielle
Crédits photographiques: Benjamin Pont

L’industrie transforme le monde.
Et si c’était vers le Mieux ?

L’industrie a de sacrés challenges devant elle à résoudre : réduire son impact sur l’environnement, introduire la notion « d’éco-conception » dans la conception de ses produits, faire évoluer les modèles économiques pour aller notamment du produit vers le service, recruter et attirer les jeunes et les femmes, aider les collaborateurs à se former aux nouveaux métiers, … autant dire des problématiques complexes et pour la plupart impossibles à résoudre pour une entreprise toute seule dans son coin.

La crise Covid nous le montre : il est urgent de changer les choses, pour changer le monde. Il est urgent de transformer l’industrie, car l’industrie transforme le monde. Et si pour cela on se disait que tout le monde peut avoir de bonnes idées ? Opérateur, ouvrier, manager, ingénieur, patron ?

Et qu’est-ce qu’il se passerait si chaque individu déployait ses ailes et si on mettait l’intérêt commun comme objectif stratégique ?…

Envie de les rencontrer ?